The End…

au revoir

 

9 mois de frénésie Néo-Zélandaise, 9 mois de rigolades, 9mois sur les routes, 9 mois de vadrouille à 2 dans un van…

On s’est dit au revoir le 4 août, tellement heureux d’avoir vécu tout ça…

Lara est partie en Nouvelle Calédonie pour quelques semaines avant un retour en Charente calé au 3 septembre.

« Tomtometlala » n’existe plus… Mais le périple de Tom chez les kiwis est loin d’être fini et il le partagera avec son nouveau blog « ToM EsT Là ». (Tomestla.wordpress.com)

Merci à tous de nous avoir suivis de près ou de loin. En espérant vous avoir fait rêver beaucoup, et sourire un peu… ou l’inverse !

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Auckland et ses alentours.

A bat la chronologie, voici donc Auckland et ses alentours dans le désordre :

–          L’ouest dans un premier temps : pour les cinéphiles qui connaissent « La leçon de piano », on confirme la plage de sable noire de Karekare est particulièrement jolie. Sa voisine Piha n’en est pas moins en reste avec son énorme «Lion rock » et tous ces surfeurs. On a passé notre 14 juillet à regarder les vagues déferler sous un ciel noir et capricieux.

–          Le centre ville d’Auckland : 8 mois après notre 1er passage, on ne pourra toujours pas dire quelque chose de gentil. On n’y voit seulement qu’une grosse ville. Arrêt obligatoire tout le même au parc de « One Tree Hill », tristement célèbre et cité dans une chanson de U2.

–          Et puis comme le cerise sur le gâteau, nous passons quelques jours juste avant le départ de Lara sur Waiheke Island, à 45min en ferry du centre d’Auckland. 93km2, beaucoup de vignes, de moutons et de vaches, une côte sublime, les vestiges d’un tunnel de la 2nd guerre mondiale, des artistes un peu partout, un peu de soleil… Que demander de plus ?


Cape Reinga !!!

Coup de cœur de Lara sur l’île du Nord, il méritait bien quelques lignes à lui tout seul…

Seul cap du Far North accessible en voiture, on y parvient après 20km de champs de moutons et de dunes de sable. Sa lighthouse est mondialement célèbre et son point de vue absolument unique.

Le Cape Reinga est un lieu sacré pour les Maoris, c’est de là que s’envolent les âmes des morts pour rejoindre « Hawaiki », leur terre d’origine. Les âmes trouveraient leur chemin en suivant les racines du très ancien « Pohutukawa », arbre perché sur les rochers et survivant au vent et aux embruns d’une mer souvent furieuse.

Le cap marque également la rencontre de la Mer de Tasman  et de l’océan Pacifique. Le tumulte de ces eaux serait une dance entre 2 mers mâle et femelle… dont résulterait la création de la vie…

On est resté longtemps dans ce lieu très particulier avant de partir à l’assaut du cap Van Diemen et de ses dunes de sables aux multiples couleurs.

Retour à la lighthouse pour le coucher du soleil, il y avait là comme quelque chose de magique…


Le Northland… quel bonheur !

 

Point culture : la position géographique de cette région, tout au nord, en fait le lieu de naissance de la nation. Kupe, le navigateur polynésien en aurait foulé le sol en premier et aurait baptisé ses côtes. C’est une des bases de la colonisation maorie puis le lieu de la signature du traité cédant la souveraineté du territoire à la couronne britannique…

S’estimant déjà plus que gâtés par ce pays magnifique, nous espérions simplement y trouver des températures un peu plus douces. Depuis maintenant plus de 2 semaines, nous arpentons la région à tous petits pas, trouvant chaque jour une bonne raison de ne pas aller beaucoup plus loin !

Des  plages de sable blanc à perte de vue, des petites criques de caractère, des îlots en pagaille, des grottes, des waterfalls, des forêts de Kauris géants (notre nouvelle passion), des dunes, des boulders, des blowholes, des champs verdoyants, des p’tits déj à l’extérieur, et le sublime Cape Reinga… Bref, de quoi rêver les yeux ouverts !

 

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Rainbow Warrior Memorial

NB : Coup de colère !!!

On a découvert cette sombre histoire seulement à notre arrivée en NZ, et souhaiterait vous la faire partager.

Si je dis « Rainbow warrior et Greenpeace »… Oui tout le monde a en tête le célèbre navire de l’organisation « écolo » qui lutte pour l’environnement et la biodiversité de la planète.

Et si j’ajoute « juillet 1985 »… cela vous évoque-t-il quelque chose ?

En juillet 1985 donc, le Rainbow Warrior, chef de file du mouvement de protestation contre les essais nucléaires de l’état français dans le Pacifique, s’apprête à quitter la NZ pour tenter de stopper ces fameux essais. Le soir du 10 juillet, une explosion retentit à bord du bateau, toujours dans le port d’Auckland et commence à couler. L’équipage resté à quai est indemne, sauf le photographe Fernando Pereira tué par une 2ème explosion. Très vite, on découvre que cet acte terroriste est l’œuvre des services secrets français. Le gouvernement de Fabius nie d’abord les faits puis endosse finalement la responsabilité sans explication officielle.

Les kiwis sont très choqués de voir l’opinion française si peu prompte à s’émouvoir, surtout lors du rapatriement et de la libération en France des 2 agents responsables, seulement 3 années plus tard. Cette affaire a été assez vite classée (voire étouffée) dans notre pays.

L’épave du RW a été acheminée à Bay of Island pour devenir sanctuaire marin. Un mémorial (symbolisant un arc-en-ciel noir) s’élève au sommet d’une colline à Matauri Bay.

On s’est sentis honteux et écœurés.

Trop jeunes ou mal informés, de cette affaire nous n’avions aucune idée.

Par curiosité (pour les courageux qui ont lu jusqu’au bout), qui en avait déjà entendu parler ?


GBI, again.

 

On avait promis de retourner les voir, un p’tit tour (houleux) de ferry et nous voilà de nouveau sur Great Barrier Island, lieu de notre tout premier wwoofing en Novembre dernier.

L’île est toujours sauvage et sublime, nos supers hôtes Hilda/Roger/Ronan toujours charmants, la vue de notre chambre toujours parfaite et le thé toujours prêt !

Nous reviendrons peut être un jour goûter leurs fruits de la passions, goyaves et citrons que nous avons soigneusement plantés dans ce qui a été rebaptisé le « french garden »…

Merci, merci à cette wonder family


De Taupo à Rotorua,

Encore tous souriants après notre escapade au Tongariro, nous restons quelques jours à Taupo sur les bords de cet immense lac.

Alex et Peter sont dans le coin, le cadre est super sympa et propice « à prendre le temps » pour des p’tites balades, des fish’n chips, du jonglage, quelques ennuis avec un contrôle technique foireux, et surtout SURTOUT cette divine source d’eau chaude naturelle (>38°C) !!!! Se prélasser dans une rivière au crépuscule alors que l’air ambiant vous gèlerait le bout du nez… ça frôle la perfection ! Bref, Taupo, un coin charmant comme on les aime.

Notre chemin nous conduit de nouveau à Rotorua, célèbre ville fumante et à l’odeur de soufre (comprenez : œuf pourri). Cette odeur très singulière s’explique par la localisation de la ville au cœur d’une zone volcanique très active et des nombreux évents d’où jaillissent des jets de boue brûlante. Le géothermalisme est ici roi, et les prestations hors de prix ! Nous, on a trouvé notre bonheur (gratuit) dans des petites cascades d’eau chaude bien planquées, des mares de boue bouillonantes avec les « splash » et les « gloups » qui vont avec, ou des randos sympas avec vue sur des geysers de folie.

La NZ est positionnée sur la ceinture de feu du pacifique, c’est vrai qu’ici ça semble assez évident.


Tongariro Alpine Crossing

« The finest one-day walk in NZ » (La meilleure rando à la journée !), voilà ce qu’on entend souvent du fameux Tongariro Alpine Crossing … soit ! Allons-y !

N’ayant pas tellement conscience de l’hiver, on était loin de se douter (how stupid we are ??) qu’il y aurait de la neige bien au-delà de ce qu’on imaginait… très peu prudent donc de s’aventurer sur ce sentier par nous-mêmes sans équipement spécifique. Qu’à cela ne tienne, nous avons donc fait appel à un guide !

Parés de manteaux, bonnets, crampons et piolets nous partons à l’assaut des montagnes enneigées (à travers les Monts Ruapehu, Tongariro et Ngauruhoe). Si l’été ce sentier est surpeuplé, il est beaucoup plus tranquille l’hiver. Le soleil est avec nous, les nuages foutent le camp en milieu de matinée, la journée est parfaite…

Les images vous donneront une petite idée… surtout si vous pouvez imaginer : le vent frais qui pique les joue, le soleil qui vous fait froncer les sourcils, les doigts qui brûlent de chaud et de froid, le bruit de la neige qui croustille, les cuisses qui chauffent en montée, l’idée de marcher entouré de 3 volcans, la fumée quand vous respirez, le sourire béat des gens qui vous accompagnent, l’odeur de soufre des lacs fumants, le silence des montagnes, et l’impression d’avoir une chance inouïe d’être là où vous êtes…

Ouais, c’était chouette.

Tongariro expeddition group

NB : le Mont Ngauruhoe, grâce à son cône parfait, est aussi le Mt Doom du Seigneur des anneaux, on comprend mieux maintenant pourquoi Fredon galère à la fin du 3° volet, c’est raide !


De Raglan au Mt Tanaraki

On en a fini avec le kiwi,

A nous la belle vie,

Sur la route de nouveau,

A faire des trucs rigolos !

 

Voilà en gros dans quel état d’esprit on a reprit le chemin des vacances en van, le 18 juin dernier. La météo annoncée n’a rien de sympathique, de la pluie et une grosse vague de froid… mais la route est à nous, alors on s’en fout !

1ère étape : Raglan, la célèbre ville du surf, dont nous ne verrons finalement qu’une mer déchaînée, le terrain de notre camping inondé et une pluie de grêle effrontée… mais une cascade (Bridal Veil Falls) au débit impressionnant dû aux fortes pluies de ces derniers jours ! Bottes en caoutchouc et capuches sont de sortie

Arrêt surprise à Waitomo Caves, où nous retrouvons Alex (sœur de Lara) et Peter fraîchement débarqués sur l’île du Nord, pour des petites ballades en forêt, des grottes et des waterfalls assez folles.

La côte ouest nous a réservé de belles surprises avec Waikawau beach, plage dont l’accès ne se fait uniquement que par un tunnel de 80m de long creusé à la main (enfin à la pioche)!! et sa drôle de gargouille pas si terrifiante…Puis Tongaporutu et les Three sisters, pour le côté spectaculaire…

Nous arrivons donc à New Plymouth, fin prêts pour le match de rugby qui oppose les All Blacks au XV de France, dernière manche d’une série de 3 matchs dont nous avons d’hors et déjà perdu les 2 premiers… qu’importe on était là pour l’ambiance et pour le plaisir de voir ces joueurs en chair et en os… Un Haka pour de vrai, ça impressionne ; un public de supporters à 99% néo-zélandais, ça fait du bruit ; un essai des Blacks à la dernière minute, c’est bluffant ; une défaite cuisante à 24-9, c’est décevant ; une 3ème mi-temps avec des kiwis hors du commun, ça fait mal au crâne au petit matin… Bref, c’est un match qu’on n’oubliera pas demain !

Pour conclure ce passage à New Plymouth, on a mis les orteils dans la neige au mont Taranaki, jeune et sublime volcan, cône parfait tout de blanc vêtu… rafraîchissant !

Les vacances commencent plus que bien, les températures négatives la nuit n’auront pas raison de nous. Armés de nos bouillotes et triples couvertures dans notre petit van, on résiste ! (à ce propos, vous le saviez vous que ça pouvait geler de l’huile d’olive???)


Jeu des 7 differences (ou 15…)

Ces 7 derniers mois on vous a vendu du rêve, des paysages grandioses, des images qui donnent envie…Mais on sait tous que la vie c’est aussi des petites choses simples, des petits détails… alors voilà ce que l’on voit aussi avec nos yeux curieux de français, et de grands gamins…

  • Ici, on ne paye pas en euros mais en dollars néo-zélandais (NZD). Bon ok, le billet de $100 c’est vraiment pour la frime mais c’était la 1ère fois qu’on en avait un !!
  • Ici, notre cuillère à café est une teaspoon (cuillère à thé), et on vous sert votre thé systématiquement avec du lait ! pas si mauvais finalement…
  • Ici, le « rayon » pain de mie au supermarché prend réellement tout un rayon (notre bon pain est introuvable)… et le rayon fromage est à pleurer : on essaie de nous faire croire que ces gros pavés sont du fromage ! le pire, c’est qu’après  des mois sans en manger du vrai on commencerait presque à y croire…
  • Ici, les gens ont un mode de vie assez sain : peu de fumeurs, beaucoup de joggeurs et autres sportifs
  • Ici, nos bouquins ont changé de langue… nos guides de voyages, nos contrats, nos fiches de paye aussi… et on fronce toujours un peu les sourcils quand on parle avec les locaux pour essayer de comprendre…

 

  • Ici, beaucoup de gens marchent pieds nus… des jeunes, des moins jeunes, l’été, l’hiver, à l’école, dans la rue, au supermarché, dans les champs, …
  • Ici, quand on se fait arrêter pour un contrôle d’alcoolémie, on ne souffle pas dans l’éthylotest mais on parle dans un boîtier,
  • Ici, un KIWI, peut être 3 choses différentes : un néo-zélandais, un fruit, ou un oiseau…
  • Ici, on roule à gauche, le volant est à droite, les essuie-glaces à gauche et les clignotants à droite… (quand Lara conduit, le pare brise est toujours impeccable)
  • Ici toutes les villes sont identiques : une rue principale avec les mêmes banques, la poste, le magasin d’outdoor, la pharmacie, le magasin de souvenirs, le wharehouse, la library, l’i-site et les autres rues bien perpendiculaires à celle-ci. Vous pouvez  traverser 5 villes différentes en ayant l’impression d’être toujours dans la même !
  • Ici, les boîtes aux lettres trônent à l’entrée des jardins impeccablement tondus et bien souvent les gens débordent d’imagination !
  • Ici, on ne plaisante pas avec le rugby, c’est toute une institution…
  • Ici, tout le monde a une canne à pêche et des bottes en caoutchouc dans son garage
  • Ici, on trouve des toilettes publiques partout, souvent des toilettes sèches et quasiment toujours propres… et quand on vit en van, c’est un détail important !
  • Ici, les démarches administratives sont d’une simplicité épatante ! Aller à la banque et en ressortir 30min plus tard avec un compte, une carte bancaire  et pas de frais ; acheter une voiture en signant un papier, l’amener à la poste et en être propriétaire…
  • Ici, …

Bref, la liste pourrait être encore bien longue mais on va s’en tenir là… on garde des choses à vous raconter à notre retour !!!

PS : la saison du kiwi étant terminée, nous reprenons la route mardi. A venir : là où nous portera le vent !


BAY OF PLENTY, LES KIWIS, LA VITAMINE C et NOUS…

 

De retour du Coromandel, c’est à Emilien et Clothilde que nous devons notre 1er job. Ils ont commencé le picking de kiwis quelques jours auparavant et leur boss Sudhir (personnage haut en couleur !) a besoin de plus de mains… nous voilà donc de retour dans le monde du picking mais cette fois-ci au sein d’une équipe exclusivement indienne (et musique indienne oblige)! Bollywood dans un champ de kiwis  au cœur de la Nouvelle Zélande, qui dit mieux?

Plus facile à attraper que les pommes ou les cerises, le kiwi n’a de problème ni de taille ni de couleur, on cueille tout, rien ne doit rester sur l’arbre ! On prend vite le pli dans un rythme infernal, nos poignets et nos épaules souffrent en silence… pour vous donner une petite idée, à 12personnes il nous faut à peine 2h pour remplir un semi-remorque !

Mais le problème du picking reste toujours le même : c’est météo dépendant ! Pas de travail si les kiwis sont mouillés ce qui veut dire : no picking = no money ! Du coup on accepte un deuxième boulot en packhouse de 17h à 22h chaque soir…et comme il ne pleut quasiment plus, les journées n’en finissent pas ! Le picking est très physique et le packing assez ennuyeux (mettre des kiwis dans un carton, fermer le carton et recommencer…), on est fatigués et on a froid, on décide alors de louer un petit cottage chez une famille de growers (cultivateurs de kiwis) vraiment charmante. Un peu de confort, c’est pas du luxe !

Vous l’aurez compris : on pick, on pack, on mange, on vit, on dort, on rêve kiwis ! Depuis maintenant 1mois, nous n’avons pas vraiment eu le temps de faire autre chose. La saison du kiwi en Nouvelle –Zélande, on vous le dit : c’est pô rien !!! Des champs en abondance et des travailleurs qui arrivent de partout en masse, et pour cause… Nouvelle-Zélande, responsable de 35% de l’export mondial du kiwi, pour un pays pas plus grand que l’Italie, c’est assez incroyable !

Tiens petite question : est ce qu’en France vous pouvez acheter autre chose que le kiwi vert (green)? Ici on a aussi le gold (très acidulé) et le charm (à mi-chemin entre gold et green). On ne se rappelle pas en avoir déjà vu en fait… vous nous direz ! En tout cas, on se gave…

Quelques photos malgré tout de la région de Bay of Plenty que nous avons découverte lors de notre recherche de boulot avant notre escapade au Coromandel. Plutôt chouette et pleine de petits coins sympas!

Nous sommes aujourd’hui dimanche 9 juin 2013 (blog à jour!), depuis lundi nous avons arrêté le picking pour un full time dans notre packhouse (8h->22H 30, 5j par semaine) jusqu’au 16juin… nos corps fatigués nous remercient mais mentalement c’est très dur !

Allez, parce qu’on vous aime bien, un ptit secret : on tient le coup malgré la fatigue parce que nous, NOUS, NOUS, le 22juin on va voir le match ALL BLACKS vs XV de France en vrai de vrai !!!!!

 

PS : on le sait vous n’êtes pas dupes et vous aurez remarqué que les photos de picking sont une belle imposture… un kiwi ne pousse évidement ni dans un avocatier, ni au sol… ;o)